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[LIVRE] Ma blessure de guerre invisible par Sylvain FAVIERE

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REIZZI

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Maistrancier
Maistrancier
Ayant servi avec sylvain , je ne peux que vous le conseiller :

Ma blessure de guerre invisible



Témoignage édifiant, il raconte l’état de stress post traumatique, celui d’un soldat au contact direct des combats asymétriques en Afghanistan.

« Comme tout conflit dans lequel la France s’est engagée, l’Afghanistan a été une aventure hors du commun pour ses soldats. Personnellement, cette mission m’avait fait grandir de simple infirmier militaire... à combattant aguerri. Engagé dans l’armée de Terre pour vivre ces instants, je ne l’espérais plus jusque-là. Ces instants étaient ceux de l’altruisme et du dévouement. Mon épanouissement était arrivé à son apogée, après quatorze ans de service actif. Mais face aux combats, je ne faisais pas que m’aguerrir. Insidieusement, une blessure pas comme les autres s’installait en moi. Les éléments et les événements allaient perturber mon équilibre psychologique qui, durant cette mission de six mois et demi, n’avait jamais failli. C’est ainsi qu’après un repos bien mérité, les symptômes d’un état de stress post-traumatique de guerre allaient faire surface, perturbant habitudes et émotions. Reconnaître et accepter cet état fut long. Apprivoiser la blessure psychologique n’en a pas été moins difficile.
Si chaque soldat français se reconnaît en partie dans ce témoignage personnel, c’est qu’il n’est pas si personnel que cela…
Comme toute blessure, il y a d’abord une chute qui vous fait ressentir un peu de honte. Puis, il est nécessaire d’y apporter quelques soins jusqu’à cicatrisation. Enfin, le corps n’oubliant jamais ses maux, il faut apprendre à vivre avec ce souvenir parfois douloureux et aller de l’avant, toujours. »

Sylvain Favière
Auteur du livre 'Ma blessure de guerre invisible'


Cet ouvrage décrit ainsi le quotidien de Sylvain dans le pays de l’insolence, là où les
« bonheurs simples » ne sont jamais très loin des tirs des insurgés. La confiance et l’importance de la camaraderie. Les campements, les planques interminables et les missions isolées. Dorénavant, on connaît la frustration des soldats, voire cette colère qui pour certains finira par créer l’angoisse. Au cœur de cette guerre des nerfs, Sylvain a préféré garder le silence concernant ses missions en Afghanistan pour préserver sa famille. Une fois rentré en France, il éprouve le besoin d’en parler. Mais l’incompréhension s’installe rapidement dans un dialogue finalement sourd... Se mettant à l’écart et s’isolant peu à peu, cette solitude le mène jusqu’à une nostalgie du conflit. Il continue à
« vivre Afghanistan, à penser Afghanistan ». Jusqu’alors joyeux et bon vivant, Sylvain raconte enfin cet homme nouveau, qu’il ne connait pas, son irritabilité intempestive, son hypersensibilité soudaine, que ce soit de joie ou de tristesse. Puis, c’est le déclic. Qui est cet homme face à lui ? Dans cette glace ? Ce n’est qu’au bout de plusieurs mois qu’il viendra à prendre conscience de son problème. Consulter un médecin sera une épreuve difficile qu’il a dû surmonter, avec le courage d’en finir et surtout l’envie d’avancer.

Dans le cadre de sa thérapie, écrire ce livre va lui permettre de nous confier le déroulement de sa mission et ce qu’elle a provoqué chez lui. Nous faire part de ses émotions et sentiments. Mais cet infirmier veut surtout lever les tabous, briser le silence. Il veut aussi tourner la page, non pas oublier mais savoir vivre avec.
Son cas n’est pas isolé. Aujourd’hui, il veut apporter sa pierre à l’édifice. Inciter ceux qui ressentent les mêmes symptômes, les mêmes troubles à en parler, tout simplement, afin qu’eux aussi décident de se faire aider, qu’ils comprennent qu’ils ne sont pas seuls. Leur tendre la main, à sa manière. Un livre bouleversant, touchant et résolument utile. Un témoignage de courage et d’humilité. À la hauteur de nos soldats français.

L'intégralité des droits d'auteur est reversée à la CABAT.
L'AGPM est le partenaire officiel de ce livre.

Ma blessure de guerre invisible - Par Sylvain FAVIERE
Publié par Esprit com'
Janvier 2013 - 12 € TTC
ISBN - 978-2-9543989-0-7

Dispo ici : www.esprit-com.net

REIZZI

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Maistrancier
Maistrancier
Reçu hier !

Il me parait trés sympa ... malheureusement ma femme me l'a "emprunté" , donc je vous donnerai mon avis plus tard !

Wink

poeuf


Maistrancier
Maistrancier
REIZZI a écrit:Ayant servi avec sylvain , je ne peux que vous le conseiller :

Ma blessure de guerre invisible



Témoignage édifiant, il raconte l’état de stress post traumatique, celui d’un soldat au contact direct des combats asymétriques en Afghanistan.

« Comme tout conflit dans lequel la France s’est engagée, l’Afghanistan a été une aventure hors du commun pour ses soldats. Personnellement, cette mission m’avait fait grandir de simple infirmier militaire... à combattant aguerri. Engagé dans l’armée de Terre pour vivre ces instants, je ne l’espérais plus jusque-là. Ces instants étaient ceux de l’altruisme et du dévouement. Mon épanouissement était arrivé à son apogée, après quatorze ans de service actif. Mais face aux combats, je ne faisais pas que m’aguerrir. Insidieusement, une blessure pas comme les autres s’installait en moi. Les éléments et les événements allaient perturber mon équilibre psychologique qui, durant cette mission de six mois et demi, n’avait jamais failli. C’est ainsi qu’après un repos bien mérité, les symptômes d’un état de stress post-traumatique de guerre allaient faire surface, perturbant habitudes et émotions. Reconnaître et accepter cet état fut long. Apprivoiser la blessure psychologique n’en a pas été moins difficile.
Si chaque soldat français se reconnaît en partie dans ce témoignage personnel, c’est qu’il n’est pas si personnel que cela…
Comme toute blessure, il y a d’abord une chute qui vous fait ressentir un peu de honte. Puis, il est nécessaire d’y apporter quelques soins jusqu’à cicatrisation. Enfin, le corps n’oubliant jamais ses maux, il faut apprendre à vivre avec ce souvenir parfois douloureux et aller de l’avant, toujours. »

Sylvain Favière
Auteur du livre 'Ma blessure de guerre invisible'


Cet ouvrage décrit ainsi le quotidien de Sylvain dans le pays de l’insolence, là où les
« bonheurs simples » ne sont jamais très loin des tirs des insurgés. La confiance et l’importance de la camaraderie. Les campements, les planques interminables et les missions isolées. Dorénavant, on connaît la frustration des soldats, voire cette colère qui pour certains finira par créer l’angoisse. Au cœur de cette guerre des nerfs, Sylvain a préféré garder le silence concernant ses missions en Afghanistan pour préserver sa famille. Une fois rentré en France, il éprouve le besoin d’en parler. Mais l’incompréhension s’installe rapidement dans un dialogue finalement sourd... Se mettant à l’écart et s’isolant peu à peu, cette solitude le mène jusqu’à une nostalgie du conflit. Il continue à
« vivre Afghanistan, à penser Afghanistan ». Jusqu’alors joyeux et bon vivant, Sylvain raconte enfin cet homme nouveau, qu’il ne connait pas, son irritabilité intempestive, son hypersensibilité soudaine, que ce soit de joie ou de tristesse. Puis, c’est le déclic. Qui est cet homme face à lui ? Dans cette glace ? Ce n’est qu’au bout de plusieurs mois qu’il viendra à prendre conscience de son problème. Consulter un médecin sera une épreuve difficile qu’il a dû surmonter, avec le courage d’en finir et surtout l’envie d’avancer.

Dans le cadre de sa thérapie, écrire ce livre va lui permettre de nous confier le déroulement de sa mission et ce qu’elle a provoqué chez lui. Nous faire part de ses émotions et sentiments. Mais cet infirmier veut surtout lever les tabous, briser le silence. Il veut aussi tourner la page, non pas oublier mais savoir vivre avec.
Son cas n’est pas isolé. Aujourd’hui, il veut apporter sa pierre à l’édifice. Inciter ceux qui ressentent les mêmes symptômes, les mêmes troubles à en parler, tout simplement, afin qu’eux aussi décident de se faire aider, qu’ils comprennent qu’ils ne sont pas seuls. Leur tendre la main, à sa manière. Un livre bouleversant, touchant et résolument utile. Un témoignage de courage et d’humilité. À la hauteur de nos soldats français.

L'intégralité des droits d'auteur est reversée à la CABAT.
L'AGPM est le partenaire officiel de ce livre.

Ma blessure de guerre invisible - Par Sylvain FAVIERE
Publié par Esprit com'
Janvier 2013 - 12 € TTC
ISBN - 978-2-9543989-0-7

Dispo ici : www.esprit-com.net
pauvre choux
lire le livre de Fleury LE COMMANDO et celui de SIMON MARCEAUX
ILS n'on pas eu besoin de se poser toutes ces questions ni besoin de Soutiens DE psy
a bientot mes amitiés

papa


Capitaine de Corvette
Capitaine de Corvette
merci de l info

toute personne ne reagit pas de la meme maniere face a une situation et c est logique

REIZZI

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Maistrancier
Maistrancier
les blessures invisibles commencent pourtant à être mieux pris en compte dans notre armée , n'en déplaise à certainsqui se croit plus fort dans leurs têtes ....

http://www.defense.gouv.fr/terre/actu-terre/le-dispositif-de-soutien-psychologique-dans-l-armee-de-terre

L'actualité le prouve : http://www.franceinfo.fr/societe/les-choix-de-france-info/choix0945-823383-2012-12-05

avec notamment la création d'un numéro d'appel national :

http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualite/sante-publique/syndrome-de-stress-post-traumatique-un-numero-national-ecoute-defense

++

CASTEL Lionel

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Major
Major
Il y a dans les consultations des gens de 80 ans qui ont connu les conflits coloniaux de la France, la non prise en compte de leur pathologie a entraîné chez eux une vie de difficultés psychologiques diverses, de mise à l'écart des autres qu'ils ne comprenaient plus, de rejet par leurs proches et d'alcoolisme. Toute cette aigreur aurait bien souvent pu être traitée à la source, mais, à ces époques-là, il était de bon ton de nier et considérer comme sans importance tout ce qui n'était pas pathologie physique. Il faut savoir que le stress post traumatique au combat est décrit depuis l'antiquité... j'ai eu l'occasion d'échanger par mail avec l'un des deux auteurs cités par Poeuf, et il convient de la nécessité d'une telle prise en charge. les gens que nous soignons ne sont pas plus "chochottes" que leurs anciens, la démarche est différente, ils arrivent plus facilement à décrire leurs troubles et sont souvent soutenus par leurs camarades et leurs proches. Enfin, je ne parle que des gens des unités que je vois plusieurs jours par mois depuis un an et demi, à raison de deux à trois consultations mensuelles... Bonne journée à toutes et à tous. Lionel

paris gerard

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Quartier-Maître
Quartier-Maître
salut lionel,puisque c'est ton métier,tu as raison.
mais c'est la vie,tout le monde as,voit etc des coups durs.l'enfant orphelin ,le jeune qui voit son copain(copine)eclaté en bagnole,le temoin d'un meurtre,le temoin ou la victime d'un incendie,il y a sans doute des milliers de cas,et des milliers de ((traumatisés))je pense que c'est la vie.que cela la change c'est possible,mais chaque decision prise par un etre humain peut changer la vie.tu sors de chez toi,tu tournes à droite ,tu croises une jolie fille qui te sourie................impeccable ;tu tournes a gauche ,tu prends un pot de fleur sur la gueule!!!
si notre société etait plus difficile,plus dure a vivre,il est probable que personne ne parlerait de syndromes,ni d'obésité,ni de beaucoup de choses non indispensables;des hommes occupés a chercher de quoi manger dormir a vivre etc etc n'ont pas de temps à perdre en (jeremiades)
il me semble qu'un militaire de métier devrait pouvoir faire avec;quitte à s'offrir un dégagement;bien sur si le dégagement va trop loin adieu la carriere,mais un soldat pour la carriere c'est un((militaire)et pour la guerre il faut et faudra des soldats.
je suis porté à croire que seuls les medecins et les infirmiers sont en risque.eux seuls voient tous les jours civils ou militaires des etripés,broyés,estropiés.un soldat apres tout sauf dans une guerre civile ne voit que rarement voire pas du tout d'atrocités.
je ne vois pas pourquoi si quelqu'un est déclaré fou par un psychiatre,il faut accuser l'armée,peut etre que sa nourrice l'a fait tomber,ou qu'enfant il a ete puni a tort pour un vol de bonbons,ou une diminution de vin de messe.

CASTEL Lionel

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Major
Major
Salut Gérard, je salue ta sagesse et ta réflexion, comme d'habitude. Effectivement, nous avons aussi, dans la vie civile, des gens à soigner pour les mêmes symptômes car ils ont assisté à des horreurs (accidents, catastrophes, décès avec vision d'horreur ou proximité de la mort dans un accident), je soigne actuellement, par exemple, une jeune assistante sociale qui a pensé mourir quand une voiture folle lui a foncé dessus alors qu'elle était arrêtée à un feu rouge dans une grande ville.
Cette pathologie, dont les premières descriptions connues remontent à Hérodote, ne touche effectivement pas que les militaires. Pour nous, soignants, nous sommes au contact des personnes qui meurent de diverses façons tous les jours, mais au même titre que d'autres professions (pompiers, policiers et gendarmes (j'en soigne d'ailleurs), services sociaux etc...), une des causes de notre résistance semble être la capacité que nous avons à nous "debriefer" entre nous... Je me souviens certains week ends, quand je travaillais en réa cardiaque avant de faire de la psy, où j'ai rempli totalement la morgue du service, au point que nous avons eu du mal pour le dernier... Pour ce qui concerne les militaires, dont nous parlons, l'objet des soins n'est pas d'institutionnaliser le mal-être, mais de les aider à repartir, l'an dernier, sur l'ensemble des cas déclarés, les trois quarts ont repris leurs fonctions avec un suivi et ont retrouvé leurs aptitudes. Quand on travaille avec eux, on les aide au niveau thérapeutique et on leur assure ce dont beaucoup de militaires ont besoin au regard de leur engagement au service de la nation: la reconnaissance... Il n'est jamais question d'attaquer l'Armée en justice pour des affections survenues en service, mais, plutôt de les reconnaître en tant que telles, ce que fait quand même l'armée de bonne grâce. Les militaires, comme tu le soulignes si bien et les soldats, dont nous avons tant besoin en ces temps incertains, n'en demeurent pas moins des humains et ont, à ce titre besoin d'être traités et reconnus en tant que tels, sans misérabilisme ni démagogie, mais avec honneur. Bien amicalement. Lionel

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