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Monsieur Merchet s'exprime.

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1 Monsieur Merchet s'exprime. le Mar 12 Mar 2013 - 20:20

pince

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Maistrancier
Maistrancier
site secret defense: Edouard Guillaud l'amiral qui gagne des guerres.

2 Re: Monsieur Merchet s'exprime. le Mar 12 Mar 2013 - 21:42

olivierh2o

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Elève officier
Elève officier
merci pince

3 Re: Monsieur Merchet s'exprime. le Mer 13 Mar 2013 - 3:34

looping974

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Major
Major
le texte in extenso

Il est brillant, sûr de lui-même et parfois de mauvaise foi. Qui plus est marin... Autant dire qu'il n'a pas que des amis au sein des armées et de la Défense. Et pourtant, l'amiral Edouard Guillaud, chef d'état-major des armées depuis trois ans (25 fevrier 2010), aligne un bilan impressionnant sur son coeur de métier : gagner les guerres que la France lui demande de faire.

Au lendemain de la bataille de la Marne, en 1914, on prête à Joffre une réflexion désabusée sur la paternité de la victoire. Nombreux se l'attribuèrent alors, mais si la Marne avait été une défaite, Joffre savait qu'il en aurait porté seul la responsabilité. Serait-ce différent avec Harmattan ou Serval ?

Le Mali aujourd'hui, la Libye en 2011, la fin du régime Gbagbo en Cote d'Ivoire au printemps 2011, le retrait d'Afghanistan en cours: qui dit mieux ? Les prédécesseurs de l'amiral Guillaud, les généraux Bentégeat et Georgelin avaient, eux aussi, conduits des opérations difficiles avec succès. Mais ces trois dernières années sont exceptionnelles par la diversité des actions menées, que ce soit sur un plan purement militaire (opératif, comme disent les spécialistes) ou politico-militaire.

Reprenons. L'affaire malienne - qui entre aujourd'hui dans son troisième mois - est un succès remarquable des armes de la France. Fulgurance de la réaction, contre-attaque dans le profondeur, destruction de l'ennemi : Serval restera dans les annales. Il n'est pas question ici d'en discuter les buts politiques - qui relèvent du pouvoir politique, élu et légitime. Simplement de l'aspect militaire des choses, comme c'était déjà le cas lors de l'opération Harmattan contre le régime libyen. Là, encore, chapeau bas. Kadhafi est tombé, sans une égratignure côté français et pour un coût financier raisonnable (un peu plus de 1% du budget de la défense...)
Ces deux guerres ne doivent pas nous faire oublier deux manoeuvres très délicates : le coup de pouce donné pour faire tomber Gbagbo en Cote d'Ivoire (avril 2011), en plein coeur d'Abijdan et le retrait accéléré des troupes d'Afghanistan, en particulier de la Kapisa, qui se déroule comme si nous étions à Canjuers... Tout cela témoigne d'une chose : l'armée française est très professionnelle et elle est bien commandée.

L'amiral Guillaud est un vrai chef militaire. Certes, l'uniforme qu'il porte n'est pas celui de l'armée de terre - dans un pays dont les racines, militaires et autres, sont d'abord terriennes. C'est assurément pour lui un handicap. Mais il a su le transformer en atout, en réflechissant et en conduisant les guerres d'aujourd'hui en marin. Comme sur mer, où les bateaux font aussi de la diplomatie navale, la conduite des opérations intègre la dimension stratégique, en apportant un soin particulier à la gestion des coalitions et des alliances. Comme ses prédécesseurs, il a noué des liens très étroits avec ses homologues étrangers - qui constituent un niveau de coopération infra-politique et discret. C'est, par exemple, cela qui a permis d'obtenir des alliés la mise à disposition d'avions de transport pour le Mali, alors que la France souffrait d'un vrai déficit.

Autre exemple de stratégie navale appliquée à la stratégie globale - la manière dont AQMI a été "traité" au Mali et qui a surpris tous les observateurs : "Sur mer, il est très long d'obtenir le contact avec l'ennemi , mais quand on a le contact on ne le lâche plus". La progression des forces ne s'est pas faite de manière linéaire - terrienne, en quelque sorte - mais par bond, sans occuper le territoire. Gardons nous des comparaisons abusives, mais la greffe d'une pensée militaire navale ou aérienne sur des opérations terrestres peut parfois donner des résultats spectaculaires. Qu'on se souvienne du plan Challe, un aviateur, en Algérie.

L'une des constantes des récentes opérations est leur caractère "combiné" - selon la vieille tradition britannique de Mountbatten - un marin. C'est un pas de plus dans l'interarmisation, dont les raids d'hélicoptères sur Brega (Libye) resteront l'un des exemples les plus aboutis. Un moyen aérien mis en oeuvre par l'armée de terre à partir de plates-formes navales (avec des commandos de l'air pour le secours des équipages...) Dans le quotidien des opérations, la couleur de l'uniforme n'a plus guère de sens : dans le ciel malien, des aéronefs de l'Armée de l'air, de l'Armée de terre et de la Marine nationale opèrent de manière intégrée.

L'amiral Guillaud n'est évidemment pas seul à faire tourner la machine militaire. Il s'est entouré d'officiers généraux qu'il suit depuis longtemps (Castres, Baduel, Lefebvre, par exemple) et mise sur les commandants locaux (Palasset, Saint-Quentin, etc..) auquel il accorde une véritable autonomie, comme au commandant d'un bateau à la mer.

Certes, le rééquilibrage entre civils et militaires au sommet du pouvoir politico-militaire ne se fait pas sans douleur. Certes, les ambitions des généraux qui aspirent à remplacer l'amiral Guillaud avant terme (juillet 2014) s'expriment sans trop d'élégance. Mais comme "technicien" de la chose militaire, l'amiral n'a pas à craindre aujourd'hui beaucoup de concurrence.




Rédigé par Jean-Dominique Merchet le Lundi 11 Mars 2013 à 15:05

31,5 ou 28 milliards ? C'est tout l'enjeu du Livre blanc...
31,5 milliards par an pour la défense... ou seulement 28 ? C'est tout l'enjeu des arbitrages à venir sur le Livre blanc et la future loi de programmation militaire. 31,5 milliards, c'est le niveau actuel du budget auquel les militaires s'accrochent sans vouloir céder un centime, faisant remarquer que si les promesses précédentes avaient été tenues, on en serait à 38 milliards... 28 milliards, c'est la proposition de Bercy, telle qu'elle a été formulée en décembre dernier.
Depuis cette date, c'est la guerre de position, dans l'attente du verdict de l'Elysée. Un prochain conseil de défense - dont la date ne semble pas encore établie - devrait trancher.
Le ministre de la Défense sait qu'il n'échappera pas à une réduction de son budget, estimant que la Défense doit prendre sa part au redressement des finances publiques, toute sa part, mais rien que sa part. En clair, la Défense ne doit pas souffrir plus que les autres... D'où des projections autour de 29 milliards par an.
Au gouvernement, on résume la situation politique en ces termes : " La contradiction que doit résoudre le président de la Réublique est: comment assurez la souveraineté ? Il faut à la fois le maintien d'une capacité militaire significative et en même temps, parce que c'est aussi une question de souveraineté, règler la question de la dette. Toute la difficulté est là."
Chacun, évidemment, sort ses calculettes. Pour les Armées, les projections de Bercy reviendraient à réduire les effectifs de 50.000 hommes, soit une baisse de 100.000 en dix ans ! Les commandes d'équipement seraient également impactées fortement, entrainant des réductions d'emplois dans l'industrie de défense. "Cinquante ans d'efforts risquent d'être cassés !" s'emportent les grands responsables.
A Bercy, l'ambiance est tout autre. Jérôme Cahuzac, qui ne passe pas pour un antimilitariste forcené, a jeté un grand foid, fin décembre, lorsqu'il a expliqué à la Défense que les courbes les plus basses sur lesquelles travaillait la Commission du Livre blanc étaient encore bien supérieures aux courbes les plus hautes de ses services. Un proche du dossier évoque un "déni de réalité" : "Jusqu'en décembre, la Défense et les Armées étaient dans une double logique : "ils" n'oseront pas nous faire ça et "on" se débrouillera comme d'habitude".
Alors que l'on s'approche des décisions dures, dans les prochaines semaines, le Livre blanc est actuellement réécrit au Secrétariat général pour la défense et la sécurité nationale (SGDSN). Ce qui ne va pas sans grognements, parfois "furibards", parmi les membres, institutionnels ou experts, de la Commission. Notamment sur le fait que la version, dite V2, qui a été transmise aux autorités gouvernementales n'a pas été "agréée" par la commission.




Rédigé par Jean-Dominique Merchet le Jeudi 7 Mars 2013 à 09:48

Le prochain drone de l'armée de l'air ne sera pas armé
Le prochain drone MALE de l'armée de l'air, qui doit remplacer le Harfang, ne sera pas armé. Cette décision politique a été prise par le ministère de la défense, alors que des lettres viennent d'être envoyées à deux industriels, l'américain General Atomics, constructeur du Reaper et l'israélien IAI pour le Heron (voir notre post précédent ), en vue d'un achat sur étagères. Ce drone sera donc uniquement un système d'observation optique et de capteurs électromagnétiques. Il ne sera pas armé pour détruire des objectifs qu'il aurait repéré, comme le sont les engins américains.
Cette décision s'explique à la fois par le souci de ménager certaines susceptibilités politiques, alors que les critiques se multiplient à l'encontre des frappes conduites par l'administration Obama... pourtant prix Nobel de la Paix ! Une autre raison, plus prosaïque, pourrait également expliquer ce choix. Il n'est pas certain que les Américains (c'est l'option préférée des militaires) acceptent vraiment de vendre des drones armés, sans en garder un certain contrôle. Par exemple, en les pilotant depuis des bases américaines....
Si la décision d'acquérir de tels systèmes, pour un cout total d'environ 250 millions, est prise, la date reste incertaine et le délai avant qu'ils ne soient opérationnels se mesure en années, pas en mois...
En attendant, le contrat de maintenance du Harfang avec Cassidian (EDAS) qui arrivait à son terme cette année a été prolongé de deux ans. Deux Harfang (sur les quatre de l'armée de l'air) sont actuellement déployés à Niamey (Niger) pour des missions au dessus du Mali.

4 Re: Monsieur Merchet s'exprime. le Mer 13 Mar 2013 - 14:54

papa


Capitaine de Corvette
Capitaine de Corvette
merci

5 Re: Monsieur Merchet s'exprime. le Jeu 14 Mar 2013 - 8:07

paris gerard

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Quartier-Maître
Quartier-Maître
il est évident que le budget diminuant,le format des armées doit diminuer.ça peut etre une opportunité pour chambouler et corriger des lourdeurs héritées de 200 ans de routine;nous sommes bien obligés de constater qu'une armée de plus ou moins 300000 hommes qui ne peut en utiliser hors métropole que 12000(chiffre proclamé depuis 20 ans par les etats majors)a quelque chose de déreglé;le livre blanc a venir va peut etre donner des explications sur les choix possibles;le pouvoir politique décidera;esperons qu'il ne se laissera pas trop influencer par les etats majors;les amiraux veulent des gros bateaux,et la bombe atomique,les aviateurs veulent aussi leur bombe ,et l'armée voudrait des chars des drones,et quelques fs,plus des avions des helicos.
peut etre qu'une seule force((atomique) suffirait;nous ne pourrons plus avoir une armée à tout faire,et au vu des dernieres guerres elle n'a peut etre existé que dans quelques cerveaux.
si nous voulons des drones il va falloir sacrifier beaucoup, trop;voire sacrifier le nucleaire.peu probable;
depuis les années 60,et pendant 30 ans notre armée a ete pensée alliée des etats unis contre l'urss.l'urss etant démontée,il est possible,par exemple de penser une europe de moscou ou vladivostoc a gibraltar.
en attendant il va falloir tendre a l'efficacité,c'est a dire vers un rajeunissement ,des hommes,du matériel,et des idées.peut etre qu'un sous off de 40 ans n'a plus sa place,ni un capitaine de 35,ni un colonel de50.c'est faisable,il faut juste un désir politique;
le coup du mali actuel vient un peu a contre temps.il donne l'illusion que 4000 hommes gagnent une guerre.or cette guerre si guerre il doit y avoir n'a pas commencé.elle n'aura peut etre pas lieu.mais si la guerre civile demarre sérieusement nos soldats vont se sentir un peu perdus.et en ce moment dans l'adrar des iffogas,on nous parle victoire;ce n'est pas la montagne certes plutot un immense plateau bourré de blocs de granit de vallées peu encaissées de trous avec de l'eau,mais pour boucler et ratisser ça il faudrait peut etre 30000 hommes voire plus,bouclages,ratissages,choufs,par ce que ceux qui seront planqués dans des caches,passeront a travers.l'indo puis l'algérie nous ont montré l'inutilité a long terme de ces((victoires))
si il s'agit vraiment d'islamisme ,il n'y a rien a faire militairement,par ce qu'ils se battent pour quelque chose impossible d'empecher des peuples de voir les choses autrement que nous rappelons nous les américains en somalie ,en afgh en irak...les maliens vivent dans des frontieres que nous leur avons imposé,mais la rivalité ancestrale entre blancs et noirs,habitants du desert, noirs cultivateurs du sud,existe depuis des siecles,et ne sera reglé que par une division du pays,pareil pour le niger.

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