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L'Ordre et la Morale

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1 L'Ordre et la Morale le Dim 20 Nov 2011 - 8:05

muru70

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Matelot breveté
Matelot breveté
Rappel du premier message :


Je suis allé voir l'Ordre er la Morale, eh bien c'est pas mal fait, on se pose des questions....mais
dans l'ensemble, bon film (j'irai le revoir).


26 Re: L'Ordre et la Morale le Mer 23 Nov 2011 - 19:14

TAPIA Joseph

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Quartier-Maître du Cadre Spécial
Quartier-Maître du Cadre Spécial
Un autre transfert, mais là, pour celui ci certains du forum l'ont eu !!!
C'est LONG!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Tu as raison. Il faut le faire savoir. J'ai écouté RTL quand on a présenté ce film.
J'étais avec MITTERRAND pendant les négociations et lors du retour des gars à Satory.
Ma mémoire est bonne.
Je ne paierai pas pour voir ce film qui est insultant pour tous ceux qui sont intervenus de près ou de loin dans cette affaire.
Amitiés
Henri


Le 23 novembre 2011 15:59, <doberman .....a écrit :




> *Derrière « L’Ordre et la Morale », les secrets d’Ouvéa____*
>
> 19 novembre 2011
>
> ____
>
> *L’épisode est resté, jusqu’à aujourd’hui, secret. Comme une scène de
> famille un peu honteuse. Il se déroule dans le huis clos de la caserne
> Satory à Versailles, siège du célèbre GIGN, le Groupe d’Intervention de
> la Gendarmerie Nationale. Cette troupe d’élite intervient dans les
> situations désespérées : prises d’otages, terrorisme, mutineries.____*
>
> *Par Benoît Collombat et David Servenay, Les InRocks*
> <http://blogs.lesinrocks.com/enquetes/2011/11/17/derriere-lordre-et-la-morale-les-secrets-douvea/>____
>
> Ils sont trente, ce jour là, convoqués dans une salle de réunion par
> leur chef, le capitaine Philippe Legorjus. Ce sont des hommes soudés par
> les armes. Cinq semaines plus tôt, le 5 mai 1988, ils ont participé à
> l’assaut armé sur la grotte d’Ouvéa, en Nouvelle-Calédonie, où une
> trentaine d’indépendantistes kanaks retenaient en otage 23 gendarmes.
>
> L’attaque de la grotte, ordonnée par le président Mitterrand et son
> Premier ministre Chirac, fut victorieuse à trois jours d’une élection
> présidentielle où tous les coups étaient permis. Les otages ont été
> libérés, mais les gendarmes portent sur les épaules un lourd bilan : 19
> morts chez les kanaks, 2 morts dans les rangs militaires français.
>
> Dans la salle, Legorjus est debout, face à ses gendarmes. Ils ont tous
> lu, quand ils sont revenus en métropole, les articles de journaux
> célébrant le courage et la geste de leur capitaine dans l’assaut
> d’Ouvéa. Legorjus, glorifié par l’Etat, est devenu un héros national.
> Derrière lui, au tableau, un schéma résume toute l’opération : la
> jungle, les postes de combat tenus par les ravisseurs, la grotte où
> s’entassent les 23 otages, dont 6 hommes du GIGN, et, tout autour, la
> position des unités d’élite : 11^e Choc de la DGSE, commando Hubert de
> la Marine nationale.
>
> Tel un maître d’école, Legorjus commence à détailler l’opération. Il est
> immédiatement interrompu par l’adjudant-chef Michel Lefèvre, qui lui
> lance : « /Philippe, ça ne s’est pas passé comme ça/. » Ce
> sous-officier, aujourd’hui, nous raconte la suite :
>
> /« Je prends sa place devant le tableau noir, et Legorjus s’écroule : «
> C’est vrai, reconnaît-il devant tout le monde, je n’ai pas dirigé
> l’assaut. Je n’étais pas en état physique et psychologique pour le faire »/
>
> Dans la salle, ébahi, Bernard Meunier. Un gendarme qui pendant huit
> jours est resté prisonnier dans la grotte. Il se souvient d’un
> débriefing tendu :
>
> /« Les questions ont fusé. Le ton a monté entre Legorjus et Lefèvre. Il
> n’y a pas eu d’insultes, mais c’était sérieux. »/
>
> La liste des reproches faits au patron des « super gendarmes » est
> cruelle : attitude équivoque vis-à-vis du pouvoir, _fascination pour les
> médias_, erreurs d’appréciation sur le terrain… Et, surtout, l’officier
> n’a cessé de se présenter devant les Français comme le « héros »
> d’Ouvéa. Alors qu’en vérité, pendant l’assaut…*Legorjus « planqué
> derrière un rocher »____*
>
> L’assaut, on peut le voir comme si on y était : au cinéma dans/L’Ordre
> et la morale/, le film de Kassovitz qui sort le 16 novembre. La scène,
> validée par l’ancien chef du GIGN, qui a conseillé le réalisateur, nous
> montre un Legorjus au milieu de ses hommes. Un peu perdu certes, comme
> résigné par l’engrenage fatal de la violence, mais bien présent dans le
> feu de l’action.
>
> Aujourd’hui, plusieurs acteurs de l’opération nous la décrivent d’une
> autre façon. Legorjus, disent-ils, n’a pas été au cœur du groupe chargé
> de délivrer les otages, _mais bien derrière le «groupe d’appui »_, situé
> à l’arrière, composé d’un médecin, d’un infirmier et du magasinier
> chargé de l’armement. C’est-à-dire à l’abri des balles, contrairement à
> ce que le film laisse imaginer. Un membre de ce groupe d’appui :
>
> /« Nous sommes à dix mètres du groupe de tête, planqués derrière un
> rocher. Legorjus est à nos côtés. Il n’en bougera pas. Sa position
> m’avait parue bizarre. »/
>
> A l’avant, plus près du groupe de tête qui bondit sur la grotte en
> tirant, il y avait le jeune et inexpérimenté lieutenant Thimothée. Il
> suit les ordres venant de Legorjus, resté derrière, et reçoit une balle
> en pleine tête avant d’être évacué d’urgence. Il décrira plus tard au
> général Vidal, qui dirigeait les opérations sur place, ce qu’il a
> ressenti de l’attitude de Legorjus au moment de la charge :
>
> /« Lorsque, jeune lieutenant au cours de l’épreuve du feu, on reçoit des
> ordres de son patron pour monter à l’assaut, alors que celui-ci reste
> inactif et terré dans une anfractuosité à l’abri de tous les coups, cela
> vous marque pour la vie ! »/
>
> A ses côtés lors de ce premier feu, le gendarme Jean-Marie Grivel a pris
> une balle dans l’épaule. A son tour, il nous décrit une déception :
>
> /« Pendant ce premier assaut, Legorjus se trouvait avec le magasinier,
> planqué derrière un rocher. Je ne le verrai qu’une heure plus tard,
> alors que je suis sous perfusion au pied d’un arbre au bord du cratère
> qu’il viendra inspecter. »/
>
> Au téléphone, le capitaine Legorjus a accepté de répondre à ces
> témoignages. Il les confirme et justifie ainsi son absence dans l’assaut :
>
> /« J’accompagne le groupe, je m’insère dans un dispositif qui va être
> piloté par Lefèvre. Je ne pouvais pas être directif : j’étais lessivé
> par les huit jours de négociations. »/
>
> **
>
> *Legorjus, humaniste ou opportuniste ?____*
>
> Ce premier assaut a fait *12* morts et une situation bloquée, car la
> grotte est encore sous le contrôle des indépendantistes, qui conservent
> leurs otages. Philippe Legorjus décide alors de tenter une négociation
> avec les chefs politiques des ravisseurs, le FLNKS (Front de libération
> nationale kanak et socialiste), demeurés loin d’ici. Pour cela, il juge
> opportun d’enlever sa tenue de combat.
>
> Il retourne vers la base arrière, dans un village voisin, laissant ses
> hommes face à la grotte. Le général Vidal, qui commande toute
> l’opération, confie la responsabilité de l’ultime assaut à
> l’adjudant-chef Michel Lefèvre. Le capitaine Legorjus rate ainsi
> l’assaut final, celui qui aboutira à la libération des otages.
>
> Kassovitz, dans son film, nous montre un Legorjus en guerrier humaniste.
> Un gendarme préoccupé de la vie des hommes, partisan d’une « méthode
> douce », et qui s’oppose aux faucons des forces spéciales françaises,
> hostiles aux pourparlers et favorables à un assaut brutal. Dans
> plusieurs scènes, on le voit se faire l’avocat déterminé d’une
> négociation pacifique, qui s’avèrera rapidement impossible.
>
> /« Plus les choses avançaient, plus j’étais isolé dans mon raisonnement,
> nous explique l’ex-capitaine aujourd’hui. Tout le monde voulait faire la
> guerre, sauf moi. Le chef des ravisseurs, Dianou, m’a demandé pardon dix
> fois, il voulait sortir vivant de cette affaire, lui et ses hommes. »/
>
> Alain Guilloteau, un des gendarmes pris en otage, donne une autre
> interprétation : « Dans cette histoire, Legorjus veut passer pour un
> chevalier blanc, estimant qu’il aurait pu mener à bien une négociation
> et éviter les morts ». D’autres témoins vont plus loin encore. Selon
> eux, au moment de cette crise, _Legorjus avait clairement approuvé le
> principe et l’opportunité d’une action « de vive force_ ».
>
> Le général Maurice Schmitt, qui était le chef d’Etat-major des armées de
> François Mitterrand, nous le dit sans réserves : « Legorjus était tout à
> fait favorable à une intervention. » Legorjus _serait même directement à
> l’origine de la décision du président Mitterrand_ autorisant l’assaut le
> 3 mai 1988, à 13 heures, heure de Paris. André Giraud, ministre de la
> Défense, se trouve en cet instant à l’Elysée, avec en mains une note du
> général de gendarmerie Antonio Jérôme, qui résume la situation. En
> post-scriptum, ce général écrit :
>
> /« Un renseignement me parvient à l’instant provenant du capitaine
> Legorjus, m’apprenant qu’il a pu faire parvenir des armes aux otages.
> Dès lors, le capitaine Legorjus souhaite une exploitation rapide à
> laquelle je souscris. »/
>
> **
>
> *La position du soldat contraint____*
>
> Cette volonté d’attaquer, plutôt que de négocier, est également attestée
> par le général Vidal et par Bernard Pons, le ministre des DOM-TOM,
> partisan à l’époque de « la manière forte ». Legorjus, nous disent-ils
> en substance, n’a jamais été contre l’assaut. Il l’a même soutenu,
> «suggérant lui-même d’utiliser le 11^e Choc », indique même une note des
> circuits internes de l’Etat. Le 11^e Choc, cette unité des forces
> spéciales connue pour son effet « rouleau compresseur », sa grande
> puissance de feu et ses assauts massifs. Confronté à ces témoignages,
> Legorjus endosse la position, douloureuse, du soldat exécutant les
> ordres du pouvoir :
>
> /« J’étais entièrement en désaccord avec l’idée de l’assaut, nous
> répond-t-il, j’ai avalé une couleuvre, je ne pouvais pas faire
> autrement, sauf à me mettre en état d’indiscipline. »/
>
> Dans la fiction de Mathieu Kassovitz, la scène de l’assaut final est
> singulièrement forte. On assiste, au début et à la fin du film, à un
> long plan séquence en regard subjectif, où Legorjus, visage défait,
> constate le chaos : les ravisseurs menottés à terre, les otages hagards,
> le chef kanak Alphonse Dianou blessé au genou sur une civière.
>
> _Le capitaine est ensuite témoin de deux exécutions sommaires_,
> réalisées de sang-froid par des militaires français : un jeune
> indépendantiste abattu dans le dos, et un des chefs ravisseurs à genou
> exécuté d’une balle dans la tête. Legorjus, aujourd’hui, nous commente
> ces images : «C’est faux. Je n’ai vu aucune exaction. »
>
> ____
>
> La question des exécutions sommaires reste un mystère de cette affaire.
> Legorjus certifie n’en avoir vue aucune, mais de jeunes kanaks
> survivants de l’assaut, porteurs de thé, en dénoncent à l’époque. Ils
> affirment que des soldats français ont de sang-froid abattu plusieurs
> preneurs d’otages. _La justice française a ouvert une enquête qui n’a
> rien démontré_. L’enquête de commandement de l’armée, elle, balayait ces
> accusations. Sauf une. Celle concernant la mort du chef des preneurs
> d’otages, Alphonse Dianou, apparemment brutalisé lors de son transport à
> l’hôpital, où il arriva mort.
>
> **
>
> *Aucune exaction mais de “l’efficacité”____*
>
> Bernard Pons, le ministre des DOM-TOM de l’époque, se souvient que
> Legorjus niait toute exécution sommaire. Et avec force :
>
> /« Il disait publiquement qu’affirmer que des ravisseurs avaient été
> exécutés était « un mensonge pur et simple », et constituait « une
> injure pour les morts kanaks, tous tombés les armes à la main ». Le
> lendemain de l’assaut, interrogé par la gendarmerie, il ne parle à aucun
> moment d’assassinats après l’assaut ». /
>
> Dans le compte-rendu d’opération qu’il rédige à l’époque, révélé le 26
> mai 1988 par le journal Le Monde, l’ex-patron du GIGN ne mentionne là
> non plus aucune exaction, allant jusqu’à se féliciter de « l’efficacité
> exceptionnelle » des soldats engagés, en particulier ceux de son groupe
> et du commando Hubert. Qui faut-il croire ?
>
> Apparemment, pas Legorjus. Car maintenant, vingt-quatre ans après ses
> déclarations, _l’ex-chef du GIGN raconte une autre histoire_. C’est dans
> son livre, paru le 3 novembre dernier (« Ouvéa, la République et la
> morale », avec Jacques Follorou, éditions Plon), qu’il livre un élément
> nouveau :
>
> /« Dix minutes après la fin de l’assaut contre la grotte, alors que les
> armes se sont tues, des hommes du 11^e Choc sont venus chercher
> [Wenceslas Lavelloi, un des chefs du commando indépendantiste, NDLR]
> parmi les prisonniers, sans doute pour venger leurs camarades, et devant
> un témoin direct qui me l’a rapporté, il a été conduit à l’écart dans la
> forêt et tué d’un coup de feu. »/
>
> Qui donc, quatre semaines après l’assaut, lui avait dénoncée cette
> exaction ? Legorjus nous le dévoile aujourd’hui, au téléphone : « un
> homme du GIGN ». Dans un autre paragraphe de son livre, il ajoute qu’il
> y a une dizaine d’années, un ancien gradé, para de la gendarmerie,
> serait venu lui confier son malaise en lui racontant comment il avait
> tiré sur un « jeune Mélanésien» après la reddition des ravisseurs : « Je
> l’ai vu passer, j’ai tiré. » Pourtant, écrit Legorjus :
>
> /« Ce jeune mélanésien n’avait rien à voir avec les preneurs d’otages,
> il apportait chaque matin de la nourriture et de l’eau aux occupants de
> la grotte. »/
>
> Après les avoir toujours niées, et avec énergie, Legorjus nous explique
> aujourd’hui qu’il a été informé d’exécutions sommaires quelques semaines
> après l’assaut. Pourquoi, alors, n’en a-t-il jamais fait état devant un
> magistrat, sachant que des enquêtes étaient en cours ? Est-ce parce que,
> confronté à la fronde de ses hommes, il ne voulait pas, en plus, passer
> pour une « balance » ? Il répond :
>
> /« *Je ne suis pas dans une spirale dénonciatrice. Mais quand on fait
> des conneries, il faut les assumer et faire en sorte qu’elles ne se
> reproduisent pas. Il ne serait pas moral de ne pas en parler
> aujourd’hui.* » (incroyable)/
>
> Le sens moral de Legorjus ne va pas jusqu’à livrer le nom des auteurs de
> ces exécutions illégales, couvertes par l’amnistie. L’identité de ces
> hommes restera un « secret de famille » bien gardé dans l’histoire du
> GIGN et de la grotte d’Ouvéa.
>
> **
>
> *La mauvaise réputation____*
>
> Revenons à ce mois de juin 1988, cinq semaines après l’assaut, dans la
> salle de réunion de la caserne du GIGN, à Versailles. Le débriefing
> entre Legorjus et ses hommes tourne au règlement de comptes. Des voix
> l’accusent d’avoir tiré la couverture à lui alors qu’il n’était pas en
> première ligne, de ne pas prendre la défense de ses hommes quand « les
> journaux de gauche » les traitent d’assassins… Un gouffre se creuse
> entre le chef et sa troupe, car l’officier considéré comme trop
> individualiste a failli à la règle numéro un de l’unité : le collectif.
>
> /« Personne ne peut s’approprier le travail de l’unité, dit son ami et
> ancien du groupe Michel Bernard, or il a voulu mettre le nom de Legorjus
> à la place de celui du GIGN. Les hommes le lui ont fait payer. »/
>
> Face aux critiques, excédé, Legorjus se durcit. Il oppose à ses hommes
> un argument qui les laisse bouche bée : « S’il y en a qui veulent
> partir, les demandes de mutation sont signées sur mon bureau. »
> Legorjus, lui, se souvient d’une formulation plus soyeuse :
>
> /« J’ai dit : s’il y en a qui ne se sentent pas à l’aise, ils peuvent
> partir quand ils veulent »./
>
> L’effet est immédiat. Pour protester contre le comportement de leur
> chef, les trente gendarmes quittent la salle. « A partir de ce
> moment-là, conclut l’un des témoins, Legorjus ne fait plus partie de la
> famille ». Pire : _à ses hommes il n’inspire plus aucun respect_. Et sa
> mauvaise réputation s’étend au-delà, dans le petit milieu des unités
> d’élite. « Les officiers des forces spéciales ont eu le plus grand
> mépris pour lui », précise le colonel Jacques Bessy, qui était à
> l’époque son supérieur. Un an plus tard, Legorjus quitte la gendarmerie.
> Il se reconvertit dans la sécurité privée, non sans avoir tenté de se
> faire nommer préfet par l’Elysée. En vain.
>
> /« Sur la dizaine d’amis que je compte aujourd’hui, minimise Legorjus
> tout en reconnaissant le « divorce » avec sa troupe, il y en a quand
> même la moitié qui sont des anciens du GIGN. »/
>
> Au groupe, tout le monde se souvient de sa dernière visite à la caserne
> du GIGN. C’était en 1990, deux ans après Ouvéa, quand Legorjus sort son
> premier livre, La Morale et l’action, dans lequel il raconte, déjà, ses
> exploits de gendarme d’élite. Il appelle la caserne pour proposer de
> venir le dédicacer aux anciens. Cadeau sympa, pensent certains, et ils
> acceptent. En arrivant pour la dédicace, Legorjus sort ses livres d’un
> sac, les étale sur la table, et, surprise, pose devant un écriteau
> indiquant le prix de ses souvenirs. Le prix qu’il faut payer pour lire
> la vérité de Legorjus.
>
> __
>
>

27 Re: L'Ordre et la Morale le Mer 23 Nov 2011 - 19:35

papa


Capitaine de Corvette
Capitaine de Corvette
merci

28 Re: L'Ordre et la Morale le Mer 23 Nov 2011 - 23:06

3eme ligne

avatar
Maître-Principal
Maître-Principal
Nous avions eu des échos sur les PB résultants posés entre ses gars et lui après leur retour à Satory, et au service que ce soit à Cercottes, Noisy le Sec ou Paris, ça discutait pas mal sur l'affaire, tous on en avait conclu qu'il avait été déformé par son esprit "mai 68" acquit alors qu'il était étudiant, malgré les années passées sous l'uniforme, il avait gardé une part psychologique conséquente, chose que n'avait pas décelée les psys ou la hiérarchie qui l'avaient filtré pour assurer cette fonction.

On en constate le résultat dans ce film.

29 Re: L'Ordre et la Morale le Mer 23 Nov 2011 - 23:15

papa


Capitaine de Corvette
Capitaine de Corvette
dans le film il agit bien

30 Re: L'Ordre et la Morale le Jeu 24 Nov 2011 - 7:01

Invité


Invité
papa a écrit:dans le film il agit bien
Cela aurait mieux s'il avait "bien agit" dans la réalité.

31 Re: L'Ordre et la Morale le Jeu 24 Nov 2011 - 8:32

paris gerard

avatar
Quartier-Maître
Quartier-Maître
l'idée ou l'esprit cdo n'a pour ainsi dire jamais été appliqué en france,probablement par ce que mal compris ou admis des etats majors..en realité au départ il s'est agi((churchil))de soldats destinés a foutre ((le bordel la trouille la pagaille)sans s'embarasser de reglements uniformes,et autres.la finalité etant le resultat.la perte de quelques hommes etant acceptable si le resultat etait superieur..cela exclut l'idée de cdos importants,meme d'un gign utilisé en nombre.si quelqu'un en haut decide d'utiliser un cdo pour une action precise,il va s'agir de peu de monde,qui ayant reçu une mission vont la preparer et l'executer,sans souci des lois des reglements et autres.la seule chose qui dans tous les cas va etre exigée par les executants c'est un moyen de sortir,de quitter les lieux.si on utilise l'armée reglementaire,forcement on a une action militaire,si on rajoute des gendarmes,on a maintien de l'ordre,des juges judiciarisation,un prefet ordre du gouvernement,et des politiques de la politique,le resultat sera nimporte quoi sauf celui escompté par chacun des responsables. il en va de l'utilisation de cdos comme de l'armée en general,il faut une doctrine d'emploi,d'utilisation;;;.le probleme pour un pays comme la france c'est le risque d'utilisation politique sur le territoire.

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