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piraterie maritime

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1 piraterie maritime le Mer 15 Fév 2012 - 15:42

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Maître Principal
Maître Principal
Des sociétés militaires profitent de la faiblesse des Etats face aux flibustiers
| 15.02.12 | 16h03 • Mis à jour le 15.02.12 | 16h03



L'IMAGE DONNÉE par les jeunes Somaliens qui comparaissent devant la justice française, mardi 15 novembre, appartient déjà au passé : depuis leur arrestation fin 2008, la piraterie au large de la Corne de l'Afrique a changé de visage. Elle n'est plus le simple fait de paysans affamés jetés à la mer par nécessité. Le phénomène, encadré par des organisations criminelles, s'est inscrit dans la durée. Profitant de la faillite de l'Etat somalien, les pirates vont maintenant jusqu'au canal du Mozambique d'un côté, aux côtes indiennes de l'autre, pour se saisir de navires marchands.
Les rançons pour les libérer tournaient d'abord autour de 250 000 dollars. Elles ont franchi, en 2010, la barre des 3 millions de dollars. Ces ressources ont permis aux commanditaires de s'équiper d'armes lourdes, de moyens de communication et de bateaux performants. Certains forment les pirates durant six mois à la prise d'assaut, comme des professionnels.



Gardes privés

Selon le Bureau international maritime (BIM), 194 otages étaient retenus à la date du 7 novembre (ils étaient 400 en septembre), ainsi que onze navires. Quinze marins de toutes nationalités sont morts depuis la recrudescence de la piraterie au large des côtes somaliennes en 2007.

En face, les moyens militaires déployés depuis fin 2008 par la communauté internationale dans le golfe d'Aden et l'océan Indien semblent atteindre leurs limites : opération européenne "Atalanta" (dix pays, vingt bateaux, 1 800 militaires), opération "Ocean Shield" de l'OTAN (quelques bateaux), la "Task Force 151" américaine, secondée par le Japon ou la Corée du Sud. "Il apparaît une certaine "fatigue" des Européens et des alliés, qui peinent à maintenir ces moyens, s'inquiète une source de la défense à Paris. Ta ndis que les solutions globales, telles que le développement de garde-côtes régionaux ou la création d'outils juridiques appropriés, n'avancent pas.".

La quasi-totalité des pirates appréhendés sont relâchés. "Un cadre légal de rétention en mer fait souvent défaut", avait constaté Jack Lang, nommé conseiller spécial par l'ONU en 2010. Les mesures prévues par le Conseil de sécurité en avril dans la résolution 1976, à la suite du rapport Lang, tardent à être mises en oeuvre : création de tribunaux spécialisés en Somalie, d'une cour extraterritoriale à Arusha (Tanzanie), de capacités pénitentiaires.

Dans ce contexte, la militarisation de la réponse vient de prendre un tour nouveau. Depuis cet été, sous la pression des compagnies d'assurance, les pays concernés par le commerce maritime dans la zone autorisent leurs navires à embarquer des gardes privés armés. C'est le cas de l'Espagne, l'Italie, l'Allemagne, la Norvège, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis. Comme les Pays-Bas, la France refuse, pour l'heure, de privatiser l'usage de la force, mettant à disposition de ses navires les - faibles - moyens de la marine nationale.

Une soixantaine de sociétés militaires privées, britanniques dans leur majorité, se sont mises sur le marché. Celui-ci est estimé à 500 millions d'euros. "Nous sommes prêts à travailler pour des compagnies françaises", explique, sur Lepoint.fr, un ancien officier des commandos marines, qui déclare employer 90 ex-membres des forces spéciales françaises dans la zone au profit de clients asiatiques.

Ces moyens, ajoutés au respect des "bonnes pratiques" énoncées par le BIM, sont très dissuasifs. Les attaques ne réussissent que dans un cas sur quatre. Les bateaux du Programme alimentaire mondial (PAM), que les forces d'"Atalanta" ont pour mission d'escorter, sont sécurisés. Mais "la présence des sociétés privées induit un risque d'escalade. Elle entame tout le travail mené ces dernières années pour trouver des réponses économiques et juridiques", regrette M. Lang. Parmi les militaires, découragés de devoir laisser filer les pirates, l'idée de frapper les bases côtières est de plus en plus évoquée.

Nathalie Guibert


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