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Le témoignage d'un responsable des EPE aux Seychelles

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looping974

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Major
Major
de meretmarine.com

Il revient de quatre mois de mission aux Seychelles. Quatre mois à la tête de la cellule de mise en oeuvre (Celmo) armée par les commandos marine pour coordonner les équipes de protection embarquée (EPE) à bord des thoniers français pêchant dans cette zone de l'océan Indien.
Des EPE que "Piazou" (on ne donnera pas son nom pour des questions de confidentialité) connaît bien puisque c'est lui qui a commandé leur stage de formation quelques semaines avant de partir. Et qui a composé les équipes avec les marins sélectionnés, dont une bonne partie n'était pas de spécialité fusilier-marin. « Je suis très satisfait. Lors du stage de formation, mes adjoints et moi-même avons été très attentifs au comportement et aux qualités de chacun. Et je crois que nous ne nous sommes pas trompés. Avoir des volontaires issus de toutes les spécialités de la marine, des sous-mariniers aux guetteurs sémaphoriques, est un atout qu'il faut savoir utiliser ». Un équilibre subtil pour créer une équipe qui soit capable, pendant quatre mois, d'évaluer les menaces sur l'eau, savoir y apporter une réponse appropriée et conforme aux règles d'engagement. Mais aussi essuyer des conditions de mer difficiles, « la mousson ce n'est pas pour de rire », et de vivre avec un équipage de pêcheurs dont la culture n'est pas forcément celle des carrés de la Marine nationale.
« Les gars ont dû apprendre à s'adapter. Un bateau de pêche, ce n'est pas leur milieu naturel. Les pêcheurs sont là pour gagner leur vie et nous pour les défendre. Et parfois, il n'est pas toujours évident de faire cohabiter ces deux impératifs. Mais, nous avons pu constater que les mentalités évoluent. Les pêcheurs comptent sur nous et nous font confiance ».

Cinq attaques en quatre mois

Pendant ces quatre mois, il y a eu cinq attaques sur des thoniers protégés par des EPE. « Après un an où il n'en y avait eu aucune. Il n'y a pas d'explication particulière à cette recrudescence, elle prouve surtout que la menace est réelle et constante dans la zone ». Les cinq attaques ont été neutralisées par les EPE. « Ils ont appliqué à la lettre les règles d'engagement et ont parfaitement protégé l'équipage du bateau ».
Des règles d'engagement qui leur ont été apprises par les commandos lors de leur stage de formation au printemps. « D'abord, il faut commencer par établir la dangerosité des embarcations qui s'approchent du bateau de pêche. Quand il arrive à une distance de 6 à 8 nautiques, le patron et le chef de l'EPE vont observer comment il se comporte, notamment sa route et sa vitesse. Les bateaux pirates sur zone se confondent avec les boutres qui sont en pêche. Il est donc important de rapidement analyser les intentions des embarcations alentours. Une fois qu'un comportement hostile est établi, la première manoeuvre sera celle visant à éviter le contact, on analyse l'environnement et on prend une route de fuite. C'est le patron qui est responsable de ces manoeuvres, c'est lui qui connaît le mieux son bateau, il est briefé sur ce type d'actions.
Mais un thonier, c'est lent et un esquif pirate peut le rattraper vite, même en route de fuite. Dans ce cas, on commence par quelques coups de corne de brume, puis des contacts par VHF, puis on passe aux signaux lumineux. Le chef de l'EPE déclenche le poste de combat, l'équipage est mis à l'abri, seul le patron reste à la passerelle pour la manoeuvre, les hommes de l'EPE se placent en protection. Ensuite, selon la proximité de l'embarcation, des tirs de sommation sont effectués. D'abord à l'air, puis devant eux. Si l'embarcation poursuit sa route et s'approche encore, menaçant directement le bateau, c'est le tir au but ».

Des tirs au but effectués

Et durant ces quatre mois, il y a eu des tirs au but. « Au bout d'un moment, il n'y a pas d'autres alternatives que de faire feu. Les hommes de l'EPE y sont préparés. Et celui qui fait feu le fait sans état d'âme. Dans ce genre de situation, il n'y a pas de place pour le doute, l'équipage du bateau compte sur l'EPE, c'est la mission ». Et parmi ceux qui ont du faire feu, il y avait des marins qui, quelques semaines auparavant, ne connaissaient des armes que les exercices réglementaires. « Ce ne sont pas des commandos, ni des fusiliers, mais ils savent pourquoi ils sont là. Et ils ont parfaitement réagi. » Piazou est fier de ses hommes. Tous les jours, pendant quatre mois, il les a suivis, leur a parlé à la radio « tant pour des raisons opérationnelles que pour savoir comment ça allait ». Et quand ils sont revenus à quai, avec ses adjoints, il a été là pour les accueillir. « Là, en tant que commando, on peut leur apporter notre retour d'expérience. Le gars a dû tirer. On lui demande comment ça c'est passé, on lui demande s'il gère bien cette situation. Et, mes gars, ils ont bien géré ». Le sourire est satisfait. Piazou ne repartira pas tout de suite aux Seychelles mais il en garde un souvenir d'une « expérience nouvelle et enrichissante ». « Les EPE sont indispensables là-bas, et je pense que leur format actuel est adapté à la mission. Cela fonctionne bien et les gars sont complètement investis dans l'action. J'espère qu'ils y retourneront. Et j'espère aussi qu'ils seront reconnus pour leur mission sur place, avec les médailles correspondant à leur mérite. »

Kader HOUSSEL

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Maître-Principal
Maître-Principal
Pourquoi prendre..... une route de fuite ??
ça serait plus simple d'effectuer des tirs au but immédiatement et de présenter des excuses s'il y a eu une "erreur".
Je pense que les pirates se montreraient sans doute un peu plus prudents.
Bientôt, sur les bateaux de peches de la région il y aura des avocats et des "humanitaires".... et à quai... une cellule psychologique.
gaulois

Bruno

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Admin
Tir au but au premier danger,trop de sommations permettent à ces individus de récidiver sur d'autres pêcheurs mais belle initiative


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Merci de ta visite Invité Wink

Le Troll vous salue bien !
EV du 27/05/69 Mle 056910625 Hourtin, École des Fus cours Fournier BE 137, stage commando, stage para n° Brevet 294243,incorpo à Trépel le 15/01/70 2ème section, PA Arromanches et PA Clemenceau, La Bidassoa et autres fonds plats comme touriste, puis embarquement sur le CDF Cassard le 21/07/71.

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